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FESTIVAL VEGETARIEN
Histoire du festival végétarien
Le festival végétarien est célébré par les Chinois-Thai de Phuket.
Il a lieu pendant les 9 premiers jours du 9ème mois lunaire du calendrier Chinois, donc généralement vers la fin Septembre-début Octobre.
C'est un événement annuel, et ce depuis le premier festival qui s'est déroulé en 1825 dans le district de Kathu à Phuket ,
lorsque d'après la légende, suite à une maladie épidémique il y a environ 150 ans,
une troupe chinoise de théâtre ambulant a évoqué les dieux (9 Empereurs) et a fait jeûne et pénitence,
c'est alors que la population a été sauvée comme par miracle. Depuis, à la même époque, le jeune est suivi,
comme en Chine depuis des millénaires.

Les Chinois pensent qu'un grand mérite est acquis en invitant
les neuf dieux du Festival Végétarien à
venir sur terre pour leur rendre hommage et recevoir en échange leurs bénédictions et remèdes,
fêtant ensuite leur retour chez eux par une éblouissante cérémonie.
Le festival se déroule dans un ordre immuable, selon des rites et des observances bien établies.
Il est dit végétarien, mais le mot exact serait plutôt végétalien.
En effet, la règle principale est, pendant 10 jours, de ne pas absorber d'aliment d'origine animale.
Le rite commence donc par une diététique proche du régime strict,
surtout lorsque l'on connait les habitudes alimentaires chinoises.
Les restaurants et marchands ambulants qui appliquent la règle se signalent par des petits drapeaux jaunes et rouges,
couleurs des pagodes.
Déroulement
Pendant dix jours et neuf nuits, la population est dans la rue et dans les pagodes,
la foule est en liesse car le festival est avant tout une fête :
certes, le défilé de médiums aux joues percées est impressionnant mais ne représente qu'une partie des rituels.
Des familles entières vêtues de blanc se retrouvent, les enfants sursautent aux explosions des pétards qui saluent les esprits,
les pagodes sont décorées de drapeaux multicolores, les autels sont couverts d'offrandes et de fleurs,
l'air embaume des vapeurs d'encens et se remplit des percussions et des gongs.

Un programme bien établi et détaillé permet de suivre au fil des jours les rituels :
le festival commence par la levée du mat
(ou lanterne) dans la cour du temple, symbolisant le lien avec les dieux et les esprits.
Puis des hommes, souvent jeunes et quelques femmes deviennent "mah-song", médiums habités par un esprit.
Ils revêtent un tablier aux symboles du Tao et entrent en transe :
certains mais pas tous, auront les joues transpercées d'objets, fines aiguilles ou bâtons incroyables, guidons de vélo,
nez d'espadon. Cette expiation a pour but de prendre la souffrance des hommes à travers la leur pour l'envoyer aux cieux,
afin de soulager le monde.
Les défilés commencent tôt le matin,
le circuit est prévu jusqu'au retour vers midi où les objets sont retirés,
les joues vont se refermer et les médiums se reposer avant les cérémonies du soir.
Ce rite est de loin le plus spectaculaire (âmes sensibles et enfants s'abstenir)
parmi les "pénitences" et les défis : les mahsongs vont ensuite marcher sur la braise,
grimper une échelle dont les barreaux sont des lames coupantes,
mais ils vont aussi servir d'intermédiaire entre les esprits protecteurs et les personnes ordinaires :
devant les autels des statues qu'ils vénérent, des questions sont posées aux esprits gui parlent à travers les médiums.
Les offrandes colorées des temples et dans la rue sont joliment disposées,
parfois un médium vous offre un fruit ou un gàteau porte-bonheur.
Le dernier jour, le passage, le retour à la vie quotidienne,
est symbolisé par un pont que l'on franchit aisément si l'on a été pur (sinon, c'est la chute),
le poteau sacré est descendu et remisé soigneusement jusqu'à l'année prochaine.
Certains médiums se retrouveront lors des fêtes de leur pagode tout au long de l'année,
d'autres seront consultés pour la "bonne aventure" ou pour des conseils de médecine.
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